Episode 1
Fin de déjeuner.
Arthur se régale, comme chaque repas (goûter compris), de son conki (comté et par extension, fromage). Devant sa bonne humeur, et alors qu’il prend en bouche le dernier morceau de l’assiette, je décide de jouer un peu.
Je me mets à chouiner : « Ouin ! Il reste même plus de fromage pour moi ! Ouin, t’as tout mangé et j’en ai plus ! Ouin ! » Et là, je vois Arthur blêmir. Très affecté, au bord des larmes, et pas de crocodile, les siennes ! Il panique vraiment !
Dans un élan de dévouement baveux que je n’aurais pu imaginer qu’émanant d’un parent pour son enfant (on parle quand même de fromage, là !), il m’offre généreusement son dernier morceau de conki, soigneusement prémâché.
Note pour plus tard, mollo sur le second degré avec les bébés.
Episode 2
Marché du dimanche matin, sous le métro aérien.
L’interminable queue du poissonnier dessine aujourd’hui un étrange U qui d’ailleurs entrave pas mal la circulation en cette heure de pointe dominicale. Arrivés dans le virage, au gré des exclamations et discussions de nos voisins dégoûtés, nous comprenons la cause de cette nouvelle pratique d’attente : deux pigeons sont installés juste au-dessus et arrosent copieusement la file de chalands agacés.
Du fond de sa poussette (en rien épargnée par la scène…), Arthur m’alerte alors, très embêté : « Maman, maman ! Pipon, ayaïe ! Ayaïe, pipon ! », soit, « Maman, maman ! Regarde, ces pauvres pigeons sont coincés entre les filets anti-volatiles et le dessous du métro aérien ! (et là, j’extrapole sans doute un peu) Ça, pour pester contre eux, pas de problème ! Mais pour ce qui est de les aider à se dégager, faudrait pas non plus exagérer ! C’est dimanche, c’est ça ? »
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4 commentaires:
Je l'ai toujours dit, ton grand coeur te perdra.
A propos du "aie,aie,aie!", est-ce que ta maman est sûre qu'il n'y avait pas quelquepart un ballon gonflable ?
En plus du ballon gonflable, il aurait fallu un pépé pas loin pour susciter cette réaction !
la recette du ayaïe ! Ayaïe !
prenez un ballon gonflable (les longs c'est mieux). Tendez-en un bout à Arthur et gardez l'autre bien serré dans vos doigts. Il l'attrape et tire, tire,tire très fort... puis il sourit, ses yeux brillent et là il lâche brusquement en plisssant les yeux. Ça fait ayaïe ! Ayaïe !
Mais pourquoi c'est toujours lui qui lâche le premier ?
pépé
vous avez fait sourire un dimanche soir tout cafard;)
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